Comment endiguer la prolifération de limaces de façon naturelle?

 

La limace est certainement un des ravageurs des jardins parmi les plus redoutés, mais elle a aussi son utilité.
Comment endiguer écologiquement leur pullulation au jardin ?

Ces gastéropodes se nourrissent aux dépens de nos légumes et de nos plantes avec une préférence pour les jeunes pousses tendres. Ces petites bêtes s’alimentent de nos salades et carottes, mais également de cadavres de petits animaux et de déchets végétaux, qu’elles réduisent en petits morceaux. Elles sont un des premiers maillons de la chaîne de décomposition de la matière organique et contribuent ainsi à la formation de l’humus, précieux dans nos cultures.

Les limaces sont composées à 85% d’eau et risquent constamment de se dessécher. La longueur de leurs promenades dépend, de ce fait, de la quantité de bave qu’elles devront sécréter compte tenu de l’humidité ambiante et de la nature du substrat. Elles trouvent refuge dans le sol ou elles utilisent des fissures suffisamment grandes pour s’y glisser et les agrandissent. La grande limace rouge peut également s’abriter dans de nombreux autres endroits insolites et variés.

La qualité des aliments, la distance entre le gîte et le couvert, les condition climatiques, la disponibilité des abris sont autant de facteurs qui influencent la pullulation des limaces au jardin. Il est possible d’agir sur ces facteurs en entreprenant un certain nombre de pratiques culturales:

  • Si le sol est meuble, crevasse et fissures sont immédiatement comblées par de fins grumeaux de terre, et les petites espèces de limace n’ont pratiquement aucune chance de survivre à un temps sec.
  • La préparation du sol visera donc à obtenir une structure grumeleuse stable.
  • Aérer le sol en hiver afin d ‘exposer les œufs au froid. Eviter les bêchages profonds en automne.
  • Biner en été afin d’aérer le sol tout en conservant son humidité. En effet le binage ralentit l’évaporation par capillarité et favorise la circulation de l’air dans le sol.
  • Bien utiliser le « mulch » : Eviter de « mulcher » avec des matériaux frais et de gros calibre.
  • A la sortie de l’hiver, dès que le temps le permet, briser le bêchage d’hiver, affiner la terre au croc pour préparer les semis.
  • Les limaces sortiront de leurs refuges souterrains.
  • Les limaces étant attirées par des jeunes plantes, il faut favoriser une levée rapide des semis :
    • attendre que le sol soit suffisamment réchauffé,
    • laisser tremper les grosses graines pendant une nuit avant de les semer.
  • Planter des plantes appâts à côté des jeunes semis. La moutarde jaune est particulièrement indiquée. Arroser, si possible, uniquement au pied des plantes. Eviter d’arroser le soir. De même, il vaut mieux arroser le moins souvent possible mais abondamment.
  • Appâter et ramasser les limaces au petit matin constitue également un moyen de lutte efficace. Une tuile ou un pot renversé garnit de déchets de cuisine feront un très bon point de ramassage. Des granulés anti-limaces sont également en vente dans le commerce. Préférez les produits à base de phosphate de fer, cette substance est présente à l’état naturel dans le sol et est donc inoffensive pour l’environnement et pour nos amis hérissons, oiseaux, chiens, chats…etc…
  • Parmis les moyens de lutte biologique en vente dans le commerce existe maintenant une souche de nématode ( ver souterrain) parasite naturel des limaces.

Coccinelle, chrysope et compagnie…

 

Nous avons tous entendu parler de ces insectes qui sont utiles au jardin, pour lutter contre les populations de pucerons et autres parasites.
Sont classées au top-trois de la lutte biologique:

  • la coccinelle que nous reconnaissons tous, dès notre plus jeune âge, sous le titre honorifique de « Bête à Bon Dieu »;
  • les syrphes dont nous nous méfions souvent, déguisées en abeille ou en guêpe, elles nous trompent par leur apparence ;
  • la chrysope verte, discrète, gracieuse et délicate.

Ce sont en général les larves de ces insectes, qui dévorent les colonies de pucerons. Elles sont extrêmement gourmandes, par exemple, la progéniture d’une coccinelle peut dévorer 150 000 pucerons en trois semaines de développement. Les adultes, eux, se nourrissent de nectar, de pollen ou encore de divers petits insectes. En hiver ils migrent, s’enfouissent dans le sol ou se réfugient dans les maisons et abris de jardin, c’est le cas de la coccinelle et de la chrysope verte.

Nous pouvons les retenir dans notre jardin par divers moyens:

  • En leur offrant des gîtes secs et chauds pour l’hiver et les nuits froides ;
  • Des massifs de fleurs mellifères constitueront le couvert idéal pour des adultes sur le point de se reproduire ;
  • Et enfin des colonies de pucerons, dépourvues d’insecticide, seront une pouponnière idéale pour leur progéniture.

Le « mal-aimé » perce oreille, qui, d’ailleurs, ne s’intéresse pas du tout à nos oreilles, est aussi très friand de pucerons. Des pots renversés, fourrés de débris végétaux, et temporairement suspendus à proximité des foyers d’infection, l’aideront à accomplir sa noble tâche.

Attachantes ou pas, familières ou méconnues, elles ont toutes quelque-chose à nous dire ces petites « Bêtes à Bon Dieu ».

Les animaux utiles au jardin

 

Qu'ils soient mammifères, oiseaux, batraciens ou insectes, les auxiliaires du jardinier, par leur présence et leur activité, limitent la prolifération des maladies. En effet, ils sont les prédateurs et parasites naturels des ravageurs de nos plantes cultivées.

Nos jardins peuvent être de véritables zones refuges pour la faune et la flore sauvage et, de ce fait, faire le lien entre les zones naturelles protégées qui sont parfois distantes les une des autres. Soit le but est de favoriser la biodiversité afin de contribuer à un équilibre naturel dans nos jardins et au-delà.

Pour attirer les animaux sauvages, il faut qu'ils aient à disposition, de la nourriture, un endroit pour s'abriter et se reproduire, de l'eau pour boire et se baigner. Les jardins recensent une faune d'autant plus abondante que l'utilisation de pesticides y est réduite. L'incorporation dans le sol de fumures organiques (au lieu de fumures chimiques) favorise la prolifération d'une microflore et d'une microfaune souterraines.

Privilégiez les haies composites et différez en la taille jusqu'en juillet-août, pour préserver les nids occupés. Maintenez un tapis de feuilles à la leur base, celles-ci abritent une multitude de petits insectes. Si vous érigez une clôture, laissez des espaces ouverts pour que des animaux comme le hérisson puisse passer.

Alternez zone d'herbes tondues et zones d'herbes folles. Le contraste d'un sentier net de gazon qui se faufile dans les herbes hautes apporte de la structure et estompe une éventuelle impression de désordre. Ne fauchez pas toutes les herbes hautes le même jour afin de laisser le temps aux animaux de s'échapper. Evitez également de faucher en formant des cercles.

Divers paillis et empilements accueillent une multitude d'animaux pour l'hiver. Ainsi, paille, copeaux de bois, écorces et cailloux abriteront grenouilles, crapauds, tritons et de nombreuses espèces d'insectes. Le hérisson préfère un empilement de rondins dont les éléments sont espacés de 10 cm à la base. Veillez à ne pas les déranger pendant l'hiver ! Les tiges creuses séchées (sureau, ronce, framboisier...) groupées en bottes sont fréquemment occupées.

Les tiges doivent être bouchées à une extrémité soit par un bouchon d'argile, soit en utilisant les nœuds naturels des tiges. Une bûche percée de trous aveugles de 2 à 15 mm accueillera entre autres des abeilles solitaires.

Une multitude d'abris sont en vente dans le commerce . Préférez ceux qui sont faits en bois brut (sans colle ni peinture) ou d'un mélange bois-béton (plus résistants). Vous trouverez des abris pour tous les animaux utiles au jardin : hérisson, chauve-souris, oiseaux, coccinelle, chrysopes, perce-oreille...

Prenez soins de vos petits hôtes,, ils vous le rendront.

Savez-vous planter un arbre?

 

Le premier facteur déterminant la réussite d'une plantation est le choix de l'espèce et de la variété en fonction des caractéristiques de votre jardin. En effet, l'arbre que vous choisirez doit être adapté à la nature du sol, aux conditions climatiques, au régime hydrique local, à la situation... Une plante adaptée à son milieu se développe sainement et vigoureusement. Pour faire le bon choix, demandez conseil à un professionnel et faites une analyse de sol.

L'époque idéale de plantation est la période de repos de la végétation (octobre à février) à l'exclusion des épisodes de grand froid. Le sol doit être ressuyé. Les conditionnements en motte et en conteneur, ainsi que des conditions météorologiques favorables permettent de déborder de cette période moyennant un arrosage régulier.

Le trou de plantation doit être deux fois plus large et profond que la motte. Il faut vous assurer que le fond du trou est perméable. La terre de surface ne doit pas être mélangée avec la terre plus profonde, constituez deux tas distincts.

La meilleure fertilisation est celle qui est mise en œuvre sur base d'une analyse de terre. Le cas échéant, un apport de matière organique et d'engrais spécifique est un minimum à effectuer.

Il ne faut jamais enterrer le collet de la plante. Il s'agit de la limite entre les parties souterraines et aériennes de la plante. Repérez, donc, bien le collet avant plantation. S'il s'agit de racines nues, pralinez les racines dans un mélange de terre et d'eau.

Si les campagnols (rates) sont susceptibles d'attaquer votre plante, installez un treillis à fines mailles dans le trou de plantation ou mélangez du tourteau de ricin à la terre.

Arrosez abondamment dès que le trou est rempli de terre. Durant l'année qui suit la plantation, arrosez régulièrement, y compris en fin de dégel. Tuteurez l'arbre à l'aide de un ou trois tuteurs et de liens de fixation.

Il ne vous reste plus qu'à observer avec patience et bienveillance...

Références: http://www.adalia.be

Secrets de doigts verts

 

  • CONTRE LA CLOQUE DU PECHER
    Enfouir dans le sol des morceaux de zinc ou planter des pieds de raifort (plante condimentaire vivace & rustique.
  • CONTRE LES HERBES DANS COURS & ALLEES
    Pulvérisation au vinaigre d'alcool pur sous 20°C.
  • CERFEUIL SUR LE POINT DE MONTER
    Recouper de moitié et arroser copieusement.
  • POUR QUE SCAROLES & ENDIVES NE MONTENT PAS
    Semis après 15 juin, à l'ombre, sur sol frais et sous abri pour amener la germination dans les 36 à 40 heures.
  • POUR EVITER CREUX & DURCISSEMENT DES RADIS
    Semer à l'ombre, pailler, arroser chaque jour sous verre chaque jour sans pluie au dehors.
  • OBTENIR DE BEAUX CELERIS-RAVES
    Au repiquage, couper la racine pivotante; apporter beaucoup d'eau de juin au 15 août. A partir 15 août, enlever toute feuille qui s'aplatit.
  • CONTRE MILDIOU TOMATE
    Enfoncer un fil de cuivre dans base de la tige.
  • CAROTTE POUR L'HIVER (variété demi-longue)
    Semer entre 5 & 10 juillet, récolter à 90 jours entre 5 & 10 octobre.
  • CONCOMBRE, CORNICHON
    Cultiver verticalement, gain d'espace au sol, fruits propres, sains.
  • POUR UNE BETTERAVE ROUGE SANS DECOLORATIONS
    Semer après le 15 mai.
  • LE THYM RESTE VERT ET COURT
    Si recoupé de moitié après sa floraison.
  • POUR EVITER TACHES & POURRITURE aux courges, courgettes, potirons, melons.
    Glisser sous chacun des fruits un isolant (é ternit, verre, tuile, plastique dur, planchette, etc ...
  • QUAND UNE LAITUE EST POMMEE
    Pour l'empêcher de monter trop vite, l'arroser à l'eau très froide au plein soleil.
  • LE FRAISIER
    Produit dès la première production une récolte égale à celle d'un plant de deux ans s'il est planté en juillet.
  • ECHALOTE & OIGNON A PLANTER
    Ne produisent pas de hampe florale en été s'ils ont été plantés après le 15 avril.
  • UNE PLANTE A LATEX
    Que l'on taille pleure on stoppe l'écoulement en vaporisant eau claire.
  • CONTRE PUCERONS
    30 gr savon noir par litre d'eau en pulvérisation.
  • CONTRE PIERIDE DU CHOU
    Dès plantation couvrir d'un filet jusqu'au sol.
  • AU PRINTEMPS QUELLE QUE SOIT LA LUNE
    Ne jamais semer en sol froid insuffisamment ressuyé.
  • NEIGE SUR CONIFERE
    Déforme les branches : la secouer.
  • PELOUSE
    Ne pas la piétiner sous le givre pour éviter l'écrasement des graminées.
  • GRAINE DE DEUX ANS
    Préférable pour salade de blé (meilleure germination) et céleris(côtes plus pleines.
  • CERISIER, PRUNIER, PECHER
    Pour éviter la gommose : tailler après cueillette des fruits.
  • TETRAGONE
    Avant de semer tremper les osselets(graines)dans l'eau durant 36 à 48 heures.
  • ARBRES FRUITIERS
    Pour préserver pollinisation pas de pulvérisation durant la floraison.
  • FRUITS (Poire, pommes) qui se touchent courent des risques.
    N'en conserver qu'un, en juin après chute naturelle quand ils ont volume d'une petite noix.
  • RAISIN
    Egrener pour avoir de meilleurs résultats: tenir 1,5 cm entre grains restants.
  • POIRES D'ETE
    Entre cueillir (cueillir en plusieurs fois, les + mûrs à chaque passage).
  • FRAISIER
    Elever les stolons en pots : ont ainsi une motte facilitant la reprise.
  • SERRE
    Entre fin mai et fin septembre, doit rester ouverte (aérée) nuit et jour.
  • LEGUMES RACINES
    Meilleure conservation en silos(sous châssis ou serre)qu'en cave.
  • DAHLIA
    Pour éviter cœur jaune, rajeunir par bouture tous les trois ans environ.
  • VER DANS UN POT A FLEUR
    Diluer de la farine de moutarde dans l'eau d'arrosage.
  • CHOUX D'ORNEMENT
    Est rustique. Semer en été, élever en pots, planter en automne.
  • TULIPE
    Si on cueille tenir 3 feuilles sur pied sinon l'évolution du nouveau bulbe échoue.
  • BULBEUSES DE PRINTEMPS
    Distribuer un engrais pour fleur dès la formation des hampes de manière à permettre aux bulbes de faire des réserves pour l'année suivante.
  • COMPOST
    Dans un potager il en faut au moins 100 kg à l'are; 300 en sol pauvre.
  • PLANTES FLORALES POUR L'OMBRE
    Hortensia, impatiens, fuchsia, Lobelia, Ageratum, Bégonia.
  • ZINNIA ( C'est le Gerbera des jardins) variété Géant de Californie.
    Tient 15 jours dans l'eau. LIS Couper les étamines. Les fleurs ne tachant plus et leur vie est prolongée.
  • KALANCHOE
    Quand il est fané, supprimer le tirs supérieur de ses feuilles, le rempoter et l'exposer au soleil tout l'été au jardin.
  • CHRYSANTHEME
    En novembre, pour les non rustiques, couper les tiges, rentrer les pieds et les installer en plein sol sous châssis ou en serre. Boutures ou drageons au printemps
  • COLOQUINTES
    Cueillir bien mûres, colorées, par temps sec quand les feuilles sont fanées.
  • ACTIVER UN COMPOST
    Arroser avec jus d'ortie(riche en azote) : 1 kg pour 5 litres d'eau.
  • REPULSIF POUR LIMACES
    Purin de rhubarbe : dans 5 litres d'eau, faire macérer durant 5 jours 500 gr de feuilles vertes. Diluer 5 fois avant l'emploi.
  • AERER LA PELOUSE
    Meilleure façon à l'aide de patins perforateurs.
  • EN SERRE
    Surveiller chaleur de jour. A 29°C il y a ralentissement de la photosynthèse.
  • POT EN TERRE
    Préférable pour cactus, géranium, plante grasse,
  • POT EN MATIERE PLASTIQUE
    Préférable pour plantes aimant l'humidité, fougère, et aussi fuchsia.
  • ECHALOTE
    Epointer les bulbes avant plantation, facilite croissance.
  • GLYCINE
    Si floraison laisse à désirer, tailler en deux fois : en juillet-août, recouper les tiges vigoureuses à 20-25 cm de longueur; au printemps, juste avant la floraison tailler sur un ou deux yeux au-dessus des grappes de fleurs visibles à ce moment. Les branches stériles sont recoupées sur 2 yeux de leur partie inférieure.
  • JACINTHE DE NOEL
    Ne pas la jeter. Replanter au jardin. Après une ou deux saisons, elle aura refait ses forces et refleurira des années encore.
  • SOUS LES ARBRES
    Difficile de tondre jusqu'au tronc. Dégager et planter l'espace de narcisses. Bulbes toxiques repoussés par Les rongeurs.
  • POUR EVITER ECOULEMENT DE SEVE
    Lors de la traille d'un bouleau : ne pas le tailler au printemps. En revanche possible de tailler en arrière-saison, même fin été.
  • JETS DE TOMATE
    Fournisse insecticide : faire macérer 300 gr de jets dans un litre d'eau durant 3-4 jours, Filtrer, pulvériser.
  • SAPIN DE NOEL
    Ne perdant pas ses aiguilles : choisir NORDMANN ou encore NOBILIS.
  • POIRE, POMME d'HIVER
    Cueillir le plus tard possible, après le 15 octobre.
  • PERSIL
    Graine germe lentement : pour obtenir une germination dont le temps est réduit de moitié, tremper la graine dans l'eau chambrée, durant la nuit précédant le semis. CHOUX Les plus beaux choux sont obtenus à partir de plants ayant moins de 7 feuilles.
  • CARIELIA
    Plante d'orangerie mais supportant assez bien le froid. Au moment de la formation de ses boutons, éviter de le faire passer du froid à la chaleur, celle-ci lui ferait perdre tous les boutons.

Cercle Royal d'Horticulture et du Petit élevage de Fosses-la-Ville.(www.quenovel.be).

Les rongeurs du jardin

 

Trous dans la pelouse, taupinières, légumes ou arbres rongés sont autant de signes de la présence d'un ou plusieurs mammifères indésirables. Mais qui sont-ils ? Taupes, campagnols, mulots,... ? Tous ne sont pas nuisibles pour vos cultures légumières ou vos arbres fruitiers.

Le campagnol terrestre:
On l'appelle aussi grand campagnol, rat taupier, ou rate ne sort qu'exceptionnellement de ses galeries. Il se nourrit des parties souterraines de certains végétaux tels que le pissenlit, le trèfle...Les jeunes arbres ne sont pas épargnés, dans ce cas, ils taillent la racine principale en pointe, comme un crayon, provoquant la mort de l'arbre. Il utilise souvent les galeries creusées par les taupes. Ce campagnol rebouche en moins d'une heure tout orifice fait dans ses galeries, ce qui permet de l'identifier et de vérifier sa présence.

Le campagnol des champs:
Il est plus petit que le campagnol terrestre. Il pullule dans les prairies, les champs de céréales, les vergers mais il est moins fréquent dans les jardins. Leurs terriers sont parsemés de petits trous de sortie non bouchés et de coulées (sorte de rigole en surface). Ils habitent également les galeries abandonnées par les taupes et les campagnols terrestres. Ces petites bêtes rongent végétaux, fruits, graines au ras du sol ou sous terre. Les dégâts occasionnés sur les racines des arbres ne sont généralement pas graves.

La taupe:
Elle serait bien utile au jardin si elle ne transformait pas nos pelouses en champ de bataille. Elle se nourrit de vers de terre de limaces et de nombreux insectes. Elle n'utilise les végétaux que pour garnir les chambres de son terrier.

Le mulot:
est rarement nuisible pour les plantes cultivées, au contraire, il se nourrit de vers de limaces et insectes divers.Le mulot a une allure de souris avec une tache pectorale claire. Toute une gamme de produits et appareils sont disponibles sur le marché pour vous débarrasser de ces gêneurs. Certains ne fonctionnent pas, d'autres sont néfastes pour l'environnement. Voici une sélection de moyens de lutte raisonnés et efficaces.

Pour lutter contre les campagnols:

  • Maintenez les espaces à protéger propres, une végétation haute ou un amas de débris végétaux sont autant de refuges pour ces indésirables.
  • Ne laissez pas les taupes s'installer, les galeries qu'elles laissent derrière elles seront colonisées.
  • Lors d'une nouvelle plantation, placez un treillis métallique ( mailles de 15 mm maximum) dans le trou de plantation.
  • Au moment de la plantation, mélangez du tourteau de ricin (répulsif naturel) à la terre.
  • Les pièges sont aussi un moyen de lutte efficace. Tube auto fermant, pince et piège « guillotine » (Topcat) fonctionnent bien.

Pour lutter contre les taupes:

  • Des bulbes enrobés d'une substance naturelle répulsive peuvent être déposés en quadrillage sur le terrain.
  • Le tourteau de ricin, épandu de manière homogène sur la pelouse, a également un effet répulsif sur les taupes.

Avant d'entreprendre une lutte intensive contre ces petites bêtes, veillez à les identifier, car ils ne sont pas tous nuisibles, au contraire. Evaluez les dégâts qu'ils occasionnent et la nécessité réelle de les éliminer. Ils font partie, eux aussi, de l'écosystème du jardin.

Référence: http://www.adalia.be

Les extraits végétaux fermentés

 

Les extraits végétaux, dits « purins » sont utilisés traditionnellement depuis des siècles pour lutter contre les maladies des plantes. Une fermentation semblable à la vinification est à l'origine de ce produit précieux des jardiniers naturalistes. Ils agissent sur les plantes et sur le sol comme un cocktail de vitamines, renforçant vos cultures et les protégeant des maladies tout en préservant l'équilibre de la vie au jardin.

L'emploi des extraits végétaux s'inscrit dans une gestion respectueuse de la vie foisonnante qu'abrite la terre de votre de jardin, les haies et massifs de fleurs qui entourent votre potager. Les rôles que toutes ces petites bêtes jouent entre elles seront préservés et mis à contribution.

Une fabrication approximative donne souvent lieu à une substance mal odorante et d'efficacité aléatoire. En respectant quelques étapes importantes et avec un petit peu d'expérience, vous pouvez maîtriser facilement leur confection et profiter de leurs bienfaits, pour le plus grand bonheur de vos protégés (faune et flore), de vos enfants et de votre portefeuille.

Préparation:

  • Utiliser de l'eau de pluie à 15 - 25 °C, ou de l'eau de distribution non calcaire que vous avez laissé reposer durant 2 à 4 jours pour en supprimer le chlore.
  • Un récipient surdimensionné (15 litres pour 10 litres d'extrait).
  • Compter environ 0.8 à 1kg de plantes fraîches pour 10 litres d'eau.
  • Remplir le récipient de plantes fractionnées (à la cisaille par exemple), ajouter l'eau.
  • Couvrir le récipient d'un tissu et le placer à température ambiante à l'abri du soleil.
  • Brasser chaque jour à l'aide d'un bâton. Le but de cette manipulation est d'incorporer de l'air au liquide.
  • La fermentation commence lorsque, pendant le brassage, des bulles de gaz faisant penser à une effervescence remontent à la surface. Maintenez le brassage journalier jusqu'au moment ou vous n'observez plus de fermentation (5 à 30 jours).
  • Filtrez rapidement le produit avant qu'il n'entre en putréfaction. Vous pouvez utiliser une étamine ou un vieux tissu. La putréfaction de l'extrait le rend malodorant et moins efficace.
  • Arrosez le pied de vos plantes avec une dilution de 2 litres pour 8 litres d'eau, pour un effet stimulant.
  • Pulvérisez avec une dilution de 1litre pour 10 litres d'eau, pour un effet stimulant et en traitement préventif.
  • N'appliquez jamais sur des plantes qui ont soif ou en plein soleil, appliquez le matin ou le soir.
  • Vous pouvez stocker vos extraits bien filtrés, en cave, dans des récipients hermétiques. Si une fermentation redémarre, laissez le gaz s'échapper, refermez et utilisez-le en dilution un peu plus concentrée.

Astuces:

  • Pour réduire les odeurs de fermentation, ajoutez une poignée de sauge officinale, d'angélique ou de poudre de roche au 4 ème jour de fermentation.
  • Toute une série de plantes peuvent être fermentées pour des usages différents. La plus connue, l'ortie, a un effet stimulant et insecticide.
  • Des extraits végétaux, prêts à l'emploi sont disponibles en jardinerie.

 

Bibliographie: « Purin d'ortie et compagnie » B. Bertrand, J-P. Collaert, E. Petiot, Editions De Terran, 2007.